Big Data et quantification de soi : La gouvernementalité algorithmique dans le monde numériquement administré

Authors

  • Maxime Ouellet Université du Québec à Montréal
  • Marc Ménard Université du Québec à Montréal
  • Maude Bonenfant Université du Québec à Montréal
  • André Mondoux Université du Québec à Montréal

DOI:

https://doi.org/10.22230/cjc.2015v40n4a2869

Keywords:

Critical theory, Ideology, Théorie critique, Idéologie

Abstract

This article aims to discuss, from a critical theory perspective, the apparent paradox between the ability to monitor and control made possible by Big Data and the belief in the latter’s emancipatory potential. The goal is to assess to what extent the data, tools and methods characteristic of Big Dataconstitute self-regulation processes that are similar to a dynamics of governance and surveillance. We will analyze this phenomenon on the basis of two concepts inherited from the critical tradition in social science, namely that of the administered world as formulated by the Frankfurt School theorists, and that of governmentality as developed by Michel Foucault.

Cet article a pour objectif de discuter, du point de vue de la théorie critique, de cet apparent paradoxe entre les capacités de contrôle et de surveillance rendues possibles par le Big Data et la croyance en son potentiel émancipateur. Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure les données, outils et méthodes caractéristiques du Big Data constituent des processus d’autorégulation qui s’assimilent à une dynamique de gouvernance et de surveillance. Nous allons analyser ce phénomène à partir de deux notions héritées de la tradition critique en science sociale, soit celle de monde administré formulée par les théoriciens de l’École de Francfort, et celle de gouvernementalité développée par Michel Foucault.

Author Biographies

Maxime Ouellet, Université du Québec à Montréal

Professeur à l'École des Médias

Marc Ménard, Université du Québec à Montréal

Professeur à l'École des Médias

Maude Bonenfant, Université du Québec à Montréal

Professeure au Département de communication sociale et publique

André Mondoux, Université du Québec à Montréal

Professeur à l'École des Médias

Published

2015-11-11