Canadian Telecommunications: A History and Political Economy of Media Reconvergence

Authors

  • Dwayne Winseck University of Leicester

DOI:

https://doi.org/10.22230/cjc.1997v22n2a995

Abstract

Abstract: This paper discusses key concepts in telecommunications policy: common carriage, natural monopoly, universal service, and price setting. Three crucial points are made. First, in light of historical practices that created and sustained boundaries between the media industries, contemporary trends toward reconvergence need to be seen, mainly, as a consequence of economic, legal, and political factors -- not technology. Second, the governing discourse of telecommunications policy should not be regulation /deregulation, but about whether policies prevent, permit, or promote reconvergence and broadband telecommunications. Third, the choice of the latter strategy by the CRTC as well as broader trends in telecommunications have propelled media politics to a new high-water mark as telecommunications companies (telcos) increasingly obtain the ability to claim media freedoms under the Canadian Charter of Rights and Freedoms. The paper also argues that there are grounds for the telcos to claim such rights on a de facto basis through NAFTA and WTO provisions that prevent the regulation of enhanced services. The key question in this respect is how can the CRTC distinguish between, for example, a broadcast signal (which it would like to apply cultural policies to) and on-line services (which they cannot regulate) when all information is digitized and sent down the same pipe? Answers to such questions are urgently needed before telcos usurp the democratic rights of citizenship associated with the nascent ``electronic free press.'' Résumé: Cet article discute des concepts clés dans la politique de télécommunications : le partage des lignes, les monopoles naturels, le service universel, et la fixation des prix. Il souligne trois questions cruciales. Premièrement, à l'exemple de pratiques historiques qui créèrent et renforcèrent des divisions entre les industries médiatiques, il faut entrevoir les tendances contemporaines de reconvergence comme étant les conséquences de facteurs économiques, légaux et politiques plutôt que technologiques. Deuxièmement, la question directrice dans les politiques en télécommunications ne devrait pas être la (dé)réglementation, mais plutôt la reconvergence et la télécommunication à large bande -- les politiques actuelles servent-elles à prévenir celles-ci, à les permettre, ou à les encourager? Troisièmement, l'accent que la CRTC met sur cette dernière question, ainsi que des tendances plus générales en télécommunications, ont conduit les politiques médiatiques à une nouvelle extrémité, avec les compagnies de télécommunications revendiquant de plus en plus de libertés médiatiques sous la Charte canadienne des droits et libertés. Cet article soutient en outre que les compagnies de téléphone ont déjà raison d'exiger de tels droits de facto, grâce à des provisions de l'ALENA et de l'OMC qui empêchent la réglementation de services optimisés. La question clé à cet égard, c'est comment la CRTC peut-elle distinguer entre, par exemple, un signal radiodiffusé (qu'elle aimerait réglementer au moyen de politiques culturelles) et des services en ligne (qu'elle ne peut pas réglementer), quand toute information est numérique et transmise sur le même fil? Il faut répondre d'urgence à de telles questions avant que les compagnies de télécommunications n'accaparent les droits démocratiques de citoyenneté associés à la "presse électronique libre" émergeante.

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